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En France, le gouvernement poursuit sa politique de lutte contre le tabagisme en intégrant désormais la cigarette électronique dans ses priorités de santé publique.
Sous l’impulsion de la ministre Catherine Vautrin, un nouveau programme national a été présenté début 2025, avec une série de mesures destinées à protéger les plus jeunes et à encadrer davantage l’usage de la vape.
Le 1er juillet 2025 marquera l’entrée en vigueur d’une première mesure forte : l’interdiction de fumer (et potentiellement de vapoter) dans certains espaces publics extérieurs comme les plages, parcs, forêts urbaines et abris de transport.
Ces lieux, souvent fréquentés par les familles, deviennent ainsi des « zones sans tabac », dans l’objectif de protéger les enfants du tabagisme passif… mais aussi de la banalisation du geste.
Cette mesure fait partie d’un plan national plus large annoncé par la ministre de la Santé Catherine Vautrin.
Des organismes comme le CNCT et l'Alliance contre le tabac (ACT) souhaitent aller plus loin, en proposant d’étendre ces restrictions aux terrasses de bars et restaurants, tout en incluant le vapotage dans ces interdictions.
Le message est clair : la consommation de nicotine sous toutes ses formes est de plus en plus encadrée dans les lieux de vie en extérieur.
Parallèlement à ces annonces, plusieurs mesures sont à l’étude et pourraient être intégrées dans la future loi sur la cigarette électronique en France, attendue en 2026.
Le gouvernement envisage d’interdire les arômes dans les e-liquides, à l’exception des saveurs « tabac ». Cette mesure viserait à réduire l’attractivité de la vape chez les jeunes, les arômes fruités et sucrés étant souvent considérés comme un facteur d’initiation.
Toujours dans cette optique de prévention, une réduction du taux de nicotine autorisé pourrait également être mise en place. L’idée serait d’aligner la France sur des standards plus stricts, en diminuant la quantité de nicotine disponible dans les e-liquides.
Selon le Vaping Post, une taxe sur les e-liquides (liquides sans nicotine compris) au niveau européen est actuellement à l’étude. Si elle était adoptée et appliquée en France, cette taxe représenterait une hausse sensible des prix, rendant la vape potentiellement moins accessible pour certains usagers.
Retrouvez l'article complet et détaillé du Vaping Post sur cette page.
Si les intentions sont louables, notamment en matière de protection des mineurs, plusieurs experts de santé publique alertent sur un risque de retour en arrière.
Réduire l’efficacité de la vape en limitant la nicotine ou en supprimant les arômes pourrait :
Des études menées par Cochrane montrent que la vape, bien utilisée, est un outil efficace pour sortir du tabac. Les arômes y jouent un rôle clé en rendant l’expérience moins monotone et en rompant l’association sensorielle avec la cigarette traditionnelle.
Face à ces projets de loi, la Fivape (Fédération interprofessionnelle de la vape) a proposé une série de mesures alternatives, pour encadrer la cigarette électronique de manière plus équilibrée :
Retrouvez l'article complet sur les propositions de la Fivape.
La réglementation de la cigarette électronique en France entre dans une nouvelle phase. Si la volonté politique de préserver la santé publique est légitime, il est important de trouver un équilibre : encadrer les usages problématiques sans affaiblir la capacité de la vape à accompagner l’arrêt du tabac. Le débat est lancé, et les mois à venir seront décisifs pour l’avenir de la vape en France.
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le communiqué de la Fivape publié le 12 juin 2025.
Aure